BERGESSERIN CITE du GESTE et de la MAISON de l’HUMOUR et des ARTS BURLESQUES de la FRANCOPHONIE


 BERGESSERIN 

CITE du GESTE  

et de

 la MAISON de l’HUMOUR  

et des

 ARTS BURLESQUES de la FRANCOPHONIE



Redonner vie et assurer différentes fonctions et buts à l’emblématique sanatorium de Bergesserin

Etabli dans une petite commune de la vallée de Cluny, à l’orée d’un bois qui aujourd’hui l’enserre complètement, le sanatorium bénéficie d’une altitude de 500 mètres dans un site remarquable.

Il épouse la déclivité du terrain (le nombre de niveaux varie de 3 à 6). La tour de l’escalier principal, ouverte de larges baies, mène à un belvédère et ménage un panorama sur les monts du Beaujolais et du Mâconnais.

Le plan-masse et la distribution de l’établissement s’adaptent à la vie quotidienne des 210 patients qu’il pouvait confortablement accueillir.

L’édifice est organisé en trois groupes de bâtiments articulés autour d’un hall d’accueil. L’administration, les services médicaux et les chambres sont concentrés à proximité de l’entrée principale.

Le bâtiment réalisé en béton armé étire une façade monumentale rythmée par les baies, les garde-corps et les jardinières de 250 mètres de long couvrant une surface de 5000 m2, il est composé de deux ailes perpendiculaires qui épousent les déclivités du terrain, et s’élève jusqu’à six étages au-dessus du sol.

La tour principale donne accès à un belvédère à 23 mètres de hauteur, ouvert sur de larges baies offrant un panorama exceptionnel sur la vallée et les monts du Mâconnais et du Beaujolais.

 


N.BParmi les premières idées proposées lors de la réunion initiale avec le  Président de la Communauté de Communes du Clunisois autour du  site de Bergesserin et pour le revaloriser, on peut déjà citer celles-ci qui ont été présentées et proposées:

 

·   Une Maison du geste qui aurait vocation à être un lieu de vie, d’échanges, de partages,  de formation, de création et de transmission de divers savoir-faire dans le domaine de l’artisanat d’art et des savoirs relatifs aux métiers et activités où le geste est mobilisé.

·   Un espace d’art contemporain et de séjours d’artistes

·   Un musée du sanatorium qui serait le premier qui lui serait consacré en France

·    Une Maison de l’Humour et des arts burlesques, premier musée en francophonie

·    Création de la Maison de l'Humour de résistance

·    Implantation et aménagement du Jardin de l'Arc-en-ciel des Humours

·    Un musée et espace lié à la céramique

·    Un lieu de spectacle vivant et de création artistique lié aux arts du cirque

 ·   Un projet pour la chaufferie du sanatorium : une brasserie, avec un lieu de vinification et de dégustation 



Principe et diverses idées de réhabilitation du bâtiment

  À la base, il y a un désir et une volonté de transmission, l’idée étant de réhabiliter le site, du moins en partie, pour le transformer en une « Maison du geste »couplée à diverses autres activités et finalités.

  •          Une Maison du geste

 Cette « Maison du Geste », comme l'expliquait Jean-Luc Delpeuch, Président de la communauté de communes du Clunisois, aurait vocation à être un lieu de vie, d’échanges, de partages,  de formation, de création et de transmission de divers savoir-faire dans le domaine de l’artisanat d’art et des savoirs relatifs aux métiers et activités où le geste est mobilisé.

Cela concernerait et impliquerait des étudiants, des artisans d’arts, des artistes, des chercheurs,…

Les nombreux artisans d’art du Clunisois entre autres, dont certains ont déjà pris l’habitude de se rassembler, comme aux Écuries Saint-Hugues, à Cluny, pourraient y trouver un lieu pour des formations diverses. L’artisanat de restauration et de réhabilitation du patrimoine y aurait toute sa place !

Il paraît très envisageable eu égard aux liens créés par Jean-Luc Delpeuch, ancien directeur des Arts et Métiers de Cluny, avec deux prestigieuses écoles supérieures, « très intéressées » par ce projet de réhabilitation.

« L’école d’Architecture de Paris La Villette » et « l’École nationale supérieure de création industrielle », la meilleure école de design de France, toutes deux semblant le souhaiter, pourraient ainsi proposer un cycle de formation à leurs élèves ici à Bergesserin.

Ce site de Bergesserin étant un objet de haut intérêt pour tous leurs étudiants eu égard à toute la matière qui y serait disponible, d’autant plus que ces écoles, à l’étroit dans leur siège parisien, seraient attirées par l’espace et la ruralité

N.B : Quant aux bénévoles œuvrant pour les festivals du territoire, qui animent l’été dans le Clunisois, ils pourraient utiliser le site comme lieu de stockage.


  •       Un musée du sanatorium qui serait le premier qui lui serait consacré en France

Elément essentiel du patrimoine hospitalier en Bourgogne du sud, Bergesserin pourrait devenir également le premier « Musée du sanatorium » en France.

La construction des sanatoriums débute dans la seconde moitié du XIXe siècle pour endiguer les maladies pulmonaires. Les travaux s’accélèrent après la Première Guerre Mondiale, dans des lieux privilégiés, à la montagne ou sur les bords de mer,  loin de la pollution des villes. Le sanatorium de Bergesserin est ainsi bâti en hauteur dans un site forestier.


  •      Une Maison de l’Humour et des arts burlesques, premier musée en francophonie



N.B : Voir ces 2 sites :

- https://maisonhumouretdesartsburlesques.blogspot.com/2021/08/bergesserin-1ere-cite-de-lhumour-et-des.html

- https://maisonhumouretdesartsburlesques.blogspot.com/2021/08/cluny-ville-spirituelle.html

 

Un musée de l’humour ? Vous voulez rire ? Et des Arts burlesques, en plus ? 

 

Et pourquoi pas, tant qu’à faire, un musée de l’esprit de sérieux et de la grisaille ? 

Et pourquoi, tant que l'on y est, ne pas l’inscrire au patrimoine immatériel de l’Humanité? 

Allons soyons sérieux, on n’est pas là pour rire ! 

Et qu’y mettrez-vous en cet espace entièrement dédié à l’Humour, au rire, à la dérision et au burlesque qui tous font partie intégrante et à part entière de notre Patrimoine culturel. 

Une maison de l’humour et des arts burlesques qui ne serait pas qu’un lieu, un espace d’art, mais aussi une graine formidable et ancienne, un projet fait d’univers multiples, des mondes utopiques, imaginaires et réels à la fois où l’humour et ses diverses expressions sont interrogés, pliés, retournés, mélangés, triturés et déployés ! 

Une maison, car tel sera son nom, il ne s'agit pas, faut-il le préciser, en l'occurrence de mettre l'humour au musée , comme l'on met un oiseau en cage, mais bien au contraire de présenter en un lieu largement ouvert et accessible à tous, tout ce dont lhumour a témoigné, tout ce que l'humour a exprimé, représenté, suscité et fait naître en termes de créations diverses, et ce en tous sens, et continue à le faire enrichissant ainsi ce prestigieux patrimoine en mettant en belle scénographie tout cela! 

Il est à cet égard bien surprenant que personne n’ait encore songé à créer un musée et un parc d’attraction dédié à l’humour, ou à inscrire ce dernier dans les programmes scolaires. 

(!!! Eh bien que si!!! Voilà près de 15 ans que j'ai lancé l'idée de créer " La Maison de l'Humour et des Arts burlesques de la francophonie", travaillé et exprimé bien largement son fil rouge, dans l'esprit, dans ses formes et expressions multiples et que nous y travaillons avec persévérance et ténacité et que nous y parviendrons ...UN JOUR!) 

Comme la sexualité, l’humour est partout. Il est l’objet d’une adoration consensuelle – qui admettrait qu’il déteste l’un ou l’autre ? Et comme la sexualité, à mesure qu’il est domestiqué, enrôlé, objectivé, il se transforme en autre chose que ce qu’il était. 

Cette marchandise frelatée qui se déverse dans tous les tuyaux médiatiques suscite du rire et plus encore du ricanement. Elle n’a plus rien à voir avec l’humour qui est, selon Octavio Paz, «la grande invention de l’esprit moderne» – donc une voie singulière de la pensée. 

La preuve de l’humour, ce n’est pas qu’il fait rire mais qu’en faisant rire, il dévoile. 

L’humour, une merveilleuse disposition de l’esprit humain en voie d’extinction " 

Avant d'être une arme de destruction idéologique, l'humour est un véritable art de vivre, une manière élégante et indispensable d'exorciser par le haut la tristesse que suscite l'absurdité de la condition humaine comme nous rappellent à point nommé par exemple «Le Bouquin de l'humour» de Jean-Loup Chiflet et «Comment dit-on humour en arabe» de Mohammed Aïssaoui. 

L'un et l'autre préfèrent l'Humour/Amour qui crée une connivence essentielle entre les humains à l'ironie méchante qui les exclut et les séparent! 


L’humour, un art viral en temps de crise? 

« Quand on n’a que l’humour / Pour vivre nos promesses... » (Jacques Brel) 

Alors que la planète cumule urgence climatique, mort lente de la biodiversité, pandémie mondiale (dont on craint le retour avec anxiété),que nous reste-il, sinon l’humour qui finit toujours par s’imposer. Surtout s’il est manié prudemment et au bon « timing ». 

Est-ce toujours réellement le cas? 

Si l’on n’a jamais autant ri et souri sur les réseaux sociaux depuis l’apparition de la crise du coronavirus, c’est que l’humour s’avère une défense particulièrement avérée et efficace contre la peur et le désarroi. Ainsi, pour tenir le choc pendant le confinement, chacun a mis à disposition et au service de « l’autre » son irrésistible besoin de faire le clown afin de contrer les attaques de l’impensable pandémie et de son invisibilité.  

C’est alors et ainsi que l’humour entra en scène et fit de la résistance, une arme de reconstruction massive!   

La dérision fait diversion, occupe l’esprit, le corps, tue la peur, quand ce n’est pas le temps.  

... Pour unique raison? 

La crise du coronavirus peut menacer nos vies, notre équilibre psychologique et nos sociétés. L'heure est sans doute grave. Et c'est peut-être justement pour cela qu'il est important de savoir en rire. 

Les spécialistes l'affirment : dans ces moments difficiles, il est important de savoir rire de la situation. L'humour serait même indispensable à notre survie en tant qu'être humain. Il nous aiderait à surmonter les épreuves les plus difficiles. 

Diverses études l'ont montré : rire, c'est bon pour la santé! Rire fait baisser la tension et favorise la digestion par effet de massage. Rire aide à nous relaxer et renforce notre système immunitaire en dopant la production de globules blancs. Rire nous permet de nettoyer nos poumons, car il implique de grandes respirations.  

En stimulant la production d'endorphine et en limitant celle de cortisol, rire aide aussi à soulager notre stress. Et en produisant de la dopamine, rire nous apporte du plaisir et renforce notre motivation. Tant de choses utiles à ces périodes de crise. 

 


Une véritable question de psychohygiène! 

N'oublions pas non plus que l'humour est un langage universel. Ainsi rire ensemble en ces temps de confinement partiel permet de contrôler notre sentiment d'isolement et de mieux gérer les émotions négatives qui iraient avec. Rire dédramatise les situations et diminue l'agressivité. 

«Nous pouvons plaisanter de tout. Il est normal de rire d'une situation effrayante. C'est ce que j'appelle la psychohygiène. Une forme de libération, même si elle ne dure parfois que quelques secondes», explique Kareen Seidler, chercheuse à l'Institut allemand de l'humour au site Deustche Welle. Tout en soulignant l'importance de ménager les sensibilités de chacun. Et de privilégier une forme d’humour qu'elle qualifie de social. Comme celui que l'on trouve dans toutes ces instructions amusantes qui circulent sur la meilleure manière de se laver les mains. 

 


L’humour, quel avenir ? 

« Peut-on (encore) rire de tout ? », « Le politiquement correct est-il en train de tuer l’humour ? ». 

 Certains ne s’embarrassent d’ailleurs plus de l’interrogatif : pour les apôtres du « c’était mieux avant », la messe est déjà dite. 

 Cette question mérite pourtant non seulement d’être posée, mais surtout de recevoir des réponses plus satisfaisantes que les diverses levées de bouclier que l’on observe de part et d’autre ; elle nous mène à des réflexions plus profondes sur le rôle de l’humour dans nos sociétés, et à entrevoir ses nouveaux paradigmes et antagonismes, exacerbés comme tout semble l’être à l’ère des réseaux. 

À croire certains pourfendeurs zélés du politiquement correct, l’humour ne devrait, par définition, ne pas être pris au sérieux et a fortiori être sujet à critique 

Cette réponse, qui peut sembler aller de soi, ignore cependant le fait que « l’homme est un animal politique », pour citer Aristote.  

L’humour et le rire, comme à peu près tout ce qui relève des rapports entre les êtres humains, sont affaires de représentations sociales et culturelles : preuve en est le fait qu’on parle volontiers d’humour british ; que la drôlerie n’est pas pareillement définie dans un milieu social ou dans un autre, dans une tranche d’âge ou dans une autre ; que certaines saillies qui amuseraient un Français feraient bondir un Canadien… 

 L’humour étant un fait social, et non un fait naturel, il ne peut être déclaré exempt d’analyse quant à son rôle politique, c’est-à-dire son rôle sur les dynamiques de pouvoir, celui des médias, en particulier. 

 

« DESPROGES NE DISAIT-IL PAS…?» 

Le célèbre humoriste français Pierre Desproges est cité à tant à l’envi qu’à tort comme ayant affirmé, en substance, « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». À tort car cette phrase, assez vague pour que chacun puisse l’interpréter comme bon lui semble, l’est généralement d’une manière qui trahit la pensée de son auteur. 

 Dans une interview datée de 1986, il précisait ainsi son point de vue : « Il y a une expression qui dit : “On ne tire pas sur une ambulance”. J’ajouterais : “Sauf s’il y a Patrick Sabatier dedans !”… Oui, on ne peut pas rire aux dépens de n’importe qui. On peut rire des forts mais pas des faibles. » 

La question au coeur du problème est implicitement posée : elle n’est pas « de quoi rit-on ? » (d’où « on peut rire de tout ») mais « de qui rit-on ? ». De la réponse — les forts ou les faibles, pour schématiser — dépend la position d’un trait d’esprit, entre reproduction et déconstruction des représentations sociales dominantes, des mythes au sens barthésien du terme. 

 « Grand phénomène de sociabilité, le rire forme et défait les liens à l’intérieur de groupes et joue un rôle prépondérant dans des stratégies sociales, culturelles ou politiques », selon l’historien Jacques Le Goff. Plus simplement : « Dis-moi si tu ris, comment tu ris, pourquoi tu ris, de qui et de quoi, avec qui et contre qui, et je te dirai qui tu es ». 




 

Un nouveau climat politique  

Partant, on comprend aisément les dynamiques actuelles de contrôle social, voire de censure autour de l’humour, à notre époque marquée par une sensibilité accrue aux enjeux sociaux, politiques mais également psychologiques liés aux discriminations et aux violences sociales . 

Les appels à un plus grand contrôle du discours humoristique, comme du reste du débat public, non seulement répondent à une volonté de ne pas se voir infligé, à très court terme, des idées et des propos perçus comme une violence, mais s’inscrivent également dans une vision stratégique plus large visant à étouffer un puissant relais de diffusion et de perpétuation des mythes tenus pour oppressifs. 

Diverses polémiques similaires ont également éclaté en France : on pense par exemple à l’éviction de l’animateur Tex de son jeu télévisé, en 2018, pour une blague sur les femmes battues en plein mouvement «Balance ton porc», ou encore aux innombrables condamnations publiques et signalements au CSA dont a été lobjet Cyril Hanouna pour des traits dhumour contestables certes! 

 

Constructif par la destruction 

Un tel climat politique a de sérieuses conséquences sur la pratique de l’humour, menant de nombreux humoristes et caricaturistes à la réflexion, voire la remise en question. Certains choisissent la facilité : pour n’offenser personne, le plus sûr reste encore de ne rien dire.  

Un exemple en est le New York Times qui, après qu’une caricature a été accusée d’antisémitisme, a décidé de tout simplement cesser de publier des caricatures dans les colonnes de son édition internationale. 

La limite, elle est dans l’intelligence du propos qu’on tient.  Ce n’est pas une question de liberté d’expression, mais bien de technique! 

En France, l’attachement à la liberté d’expression et à pouvoir « rire de tout » reste prépondérant, mais une nouvelle garde d’humoristes tente de ne pas pour autant se vautrer dans l’inconséquence. 

 Blanche Gardin, étoile montante de la comédie française récompensée du Molière de l’humour en 2018 et 2019, résumait ainsi cette recherche de l’équilibre : « … il ne faudrait pas qu’il y ait une censure permanente comme aux États-Unis. Il y a cette espèce d’injonction aujourd’hui à être absolument quelqu’un de bien, à s’indigner pour les bonnes causes. Mais être une bonne personne, ça n’existe pas ! Faire de l’humour, c’est forcément être sur le fil, sinon on va vers quelque chose de propre, à l’abri de tout ce qui pourrait blesser les gens. C’est impossible. En tant qu’artiste on doit pouvoir tout dire et faire toutes les blagues, mais il faut avoir l’intelligence du contexte chaque fois, et surtout travailler son écriture. » 

Allant plus loin, Jordi Costa, critique de cinéma et de télévision espagnol, a théorisé le concept de « post humour ».  

Dans son essai « Un rire nouveau, post humour, parodie et autres mutations de la comédie» il se penche sur le sujet des mutations récentes de lhumour, et imagine la possibilité dun « festival dhumour où personne ne rit » comme « la possibilité dune nouvelle forme de comédie ».  

Le post humour n’a pas pour objectif premier de faire rire, mais plutôt de susciter un inconfort, un malaise à même de pousser à une réflexion plus large sur des sujets sociaux, politiques ou éthiques. 

L’une des questions centrales de l’essai, « l’humour peut-il être constructif ? », y trouve l’une de ses possibilités de réponse. 

 « Tout humour qui vous amène à réfléchir ou à réaliser un paradoxe ou une hypocrisie plus ou moins intériorisée est constructif. S’il détruit ou tente de détruire un préjugé ou une construction sociale, il est constructif par la destruction », explique Jordi Costa dans une interview. 

L’Humour politiquement incorrect autoproclamé, nouvelle forme de réaction 

L’humour « politiquement incorrect » — expression qui relève aujourd’hui davantage de l’autocongratulation que de la condamnation — a pu trouver refuge sur Internet, et en particulier sur les réseaux sociaux. Le virtuel, difficile voire impossible à maîtriser en l’état, offre un espace de liberté inespéré pour ceux qui s’estiment bâillonnés. Par des sites web à vocation de divertissement, des pages ou groupes Facebook, ou encore via Twitter, les parodies, caricatures et autres mêmes véhiculant par l’humour des messages a minima conservateurs, parfois franchement réactionnaires, racistes, misogynes… ont proliféré. 

Le virtuel, difficile voire impossible à maîtriser en l’état, offre un espace de liberté inespéré pour ceux qui s’estiment bâillonnés 

Comme toute réaction, les idées promues n’ont, dans leur substance, rien d’inédit (allant, selon les cas, d’un simple conservatisme social au rejet de l’émancipation des femmes, la pathologisation d’orientations sexuelles minoritaires, le racisme…). La nouveauté est qu’elles se pensent de manière réflexive. L’objectif, au-delà de la diffusion d’idées, est de se placer dans une position de résistance à une supposée doxa majoritaire. Les mêmes n’ont pas pour objectif premier de faire rire, mais de marquer son appartenance à un camp, d’offenser les personnes opposées, et de répandre un message social et politique.

De là à y voir une autre forme de post humour ?  

En tous les cas, l’impact politique, difficile à mesurer, est très réel : l’humour sur Internet est un nouveau terrain où se jouent les luttes pour une hégémonie culturelle. 

 

L’humour subversif est-il mort en Francophonie ? 

Il est loin en France le temps où les humoristes fournissaient l’arme du rire subversif contre les puissants!! 

Et toujours par contraposée, ce qui se passe aux États-Unis met en lumière ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas encore en France, ou encore bien trop rarement : là où, d’un côté de l’Atlantique, on peut encore entendre un son de cloche différent, où la liberté d’expression est constitutionnellement garantie par le premier amendement, le continent européen en général et la France en particulier semblent s’enfoncer avec un délice éhonté dans l’auto-censure puis la censure assumée voire le politiquement correct le plus compact imposé par une clique médiatique et politique de plus en plus violente.  

En plus des dérives de plus en plus nombreuses et de plus en plus évidentes dans le pays — la dernière en date du fait d’Anne Hidalgo qui réclame, pour des motifs parfaitement idéologiques et en toute décontraction, la suppression d’une campagne publicitaire pourtant parfaitement légale mas pas à son goût, et se fait heureusement débouter en justice — il suffit d’observer ce qui agite régulièrement la sphère médiatique française pour se convaincre qu’il y a bien un problème de liberté d’expression au pays des Lumières. 

Il y sévit ainsi, très régulièrement, des groupes de pression qui ont tôt fait de faire taire ceux qui ont l’impudence de sortir des clous de la bien-pensance : depuis ces collectifs prétendument citoyens dont le but affiché (combattre la haine sur les réseaux sociaux) se traduit par des déchaînement trop souvent haineux vis-à-vis de ceux qui osent ne pas penser comme eux, jusqu’aux habitués de la poursuite en justice grâce aux lois mémorielles et crimes « d’incitation à la haine » dont les définitions et contours sont chaque jour plus flous, l’actualité se remplit quotidiennement d’atteintes toujours plus fortes à la liberté d’expression. 

 

Cinq ans après « Charlie » : « La transgression s’efface des œuvres dès qu’il est question de politique, de religion, de sexe, de couleur de peau »  

Où en est aujourd’hui la liberté d’expression et de création à l’heure où se tient le procès de la tuerie contre « Charlie » ? Pas très bien, l’autocensure galope, souligne dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ». 

Il y a tant de douleur à raconter au procès Charlie Hebdo. Une mémoire à écrire. Une liberté d’expression à défendre. Ce troisième enjeu est ardu. Peu importe que la France soit beaucoup moins « Charlie » qu’il y a cinq ans. Ce journal n’a jamais cherché le consensus. Il veut juste vivre, avec la loi pour gardien. Sauf que la loi ne garde plus grand-chose, puisque le débat se joue ailleurs, dans l’opinion et dans la création. .  

 

Plus on est jeune, plus on pense que le journal n’aurait pas dû publier les caricatures de Mahomet. On le pense encore plus si on est musulman. Alors si on est jeune et musulman… 

Philippe Lançon, rescapé de la tuerie, qui a publié un grand et si beau livre, «Le Lambeau «(Gallimard, 2018), cerne le recul de la liberté d’expression : « Charlie continue de vouloir rire ou sourire de tout dans un monde où plein de gens, surtout à gauche, ne veulent plus rire de rien, et surtout pas d’eux-mêmes. »  

La gauche et le monde de la culture, jadis soudés derrière le Charlie qui pourfendait le pape et l’Eglise catholique, ne rigolent plus quand il s’agit de moquer l’islam. Une explication : le catholicisme était assimilé à la bourgeoisie dominante, alors que l’islam est associé aux populations minoritaires et brimées. 

 


Le dessin satirique, un baromètre 

Virginie Despentes incarne ce basculement de la gauche quand elle déclare aux Inrocks, peu après la tuerie avoir « aimé tout le monde », notamment « ceux qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir ». 

Sans aller jusque-là, les artistes semblent tétanisés par l’enjeu.  

Alors que la France est le pays où ils sont le plus protégés par la loi, que Charlie n’a pas d’équivalent dans un autre pays, la transgression s’efface des œuvres dès qu’il est question de politique, de religion, de sexe, de couleur de peau.  Ce qui fait beaucoup. 

 Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas, et ne les servira jamais, les intérêts des minorités. 

Le dessin satirique est un baromètre. S’il ne frappe pas fort, il devient niais, autant le supprimer.  Le New York Times l’a fait en 2019, pour éviter les ennuis.


  •       Création de la Maison de l'Humour de résistance 

Chaque année, la Maison du Rire et de l'Humour décerne ses 2 prix: le  " Prix Humour de Résistance " et "Le Prix du Livre d'Humour de Résistance" attribués à des personnes ou  groupe de personnes physiques ou morales et à des oeuvres littéraires dont l’état d’esprit, l’attitude et le  comportement, face à une situation de pression forte, d’oppression ou de  tentative de soumission contre leur gré, que ce soit à caractère politique,  militaire, socioculturelle, économique ou physique, auront manifesté, témoigné  et exprimé fondamentalement, irréductiblement et de manière permanente une résistance forte essentiellement activée, véhiculée,  exprimée et soutenue par l’humour, le sens de  l’humour, la dérision et le rire dans toutes  leurs dimensions et champs, le tout porté par une ferme volonté de renverser  cette situation et d’en supprimer irrémédiablement tous les effets.

Ces  prix ont pour seul et unique but de récompenser des " personnalités et association, parmi bien d’autres personnes, qui ont exprimé  un jour, dans leur vie ou dans leur oeuvre , et souvent l’ont adoptée, une fois pour toutes, une attitude forte et significative de résistance par les armes avérées de reconstruction massive que constituent  l'humour et le rire, face aux divers aléas et malheurs de la vie que sont en particulier la maladie, le handicap, la mort, les souffrances morales, l’oppression politique avec tout ce que cela peut comporter, la bêtise humaine pour ne pas dire la sainte connerie,  …. !"

Et, au delà de cette reconnaissance,  de partager et promouvoir en ces périodes si bouleversées et si grisâtres l'esprit même de " l'Humour de Résistance " et de ses valeurs avérées et reconnues,  résumé en cette phrase largement inspirée par le grand Jacques Brel: " Quand on n'a que l'Humour pour unique secours.....! "

Voyez ce site: http://lephare1.e-monsite.com/pages/prix-humour-de-resistance/le-prix-humour-de-resistance-1.htm


  •     Aménagement du Jardin de l'Arc-en-ciel des Humours

Dans le cadre du projet de création de «La Maison de lHumour et des Arts burlesquesde la francophonie » nous envisageons de créer autour de celle-ci un espace vert destiné à y accueillir tout public en lui permettant de déambuler, se divertir et de se reposer en ce lieu dynamisé et fondé sur la thématique de l’humour et dans un esprit de liberté et de respect de l’écologie .

Ce jardin qui pourrait porter le nom de «Jardin de larc-en-ciel des Humours»pour reprendre l’expression chère à Dominique Noguez qui dans son beau livre « L’Arc en ciel des Humours » nous parle des humours et de leurs diverses couleurs *  serait balisé et décoré en ses chemins dédalesques de multiples objets et autres œuvres dart en constituant de la sorte un complément enrichissant à la visite de l’espace muséal ou une incitation à le visiter ensuite !

*L'humour noir est la forme la plus pure, la plus liée à la mort et la plus magnifiquement scandaleuse de l'humour.

Mais ce n'est pas la seule.

 Pour la première fois, on attribue ici aux humoristes d'autres couleurs, avec définition et exemples : jaune comme l'autodérision, vert comme la fausse naïveté, gris comme le monde vu par un dépressif, rouge comme la révolte changée en éclat de rire, violet comme le blasphème en robe de cardinal, bleu comme le délire déguisé en banalité quotidienne, caméléonesque comme la parodie, blanc, enfin, comme l'euphémisme cocasse, les phrases absurdes ou les pirouettes de dandy suicidaire.

Cet arc-en-ciel est pris entre deux lumières : celle d'une théorie générale de l'humour, qui part des acquis de Bergson ou Freud et d'une réflexion sur certaines figures de rhétorique, et celle de nombreux exemples principalement empruntés à la littérature française du XXe siècle, de Jarry à Vialatte et de Dada à Dubillard.

A l'occasion, l'analyse est étendue aux alentours de la littérature - films, happenings, sketches ou dessins : c'est ainsi qu'on voit également passer dans le décor Buster Keaton et Jean-Pierre Mocky, Fluxus et Sophie Calle, Hara Kiri et Sempé, Topor et Jean-Christophe Averty, Boby Lapointe et Muriel Robin.

 


  •         Un lieu de spectacle vivant et de création artistique

Des contacts ont été noués avec une compagnie de cirque, « le Cirque Inextremiste » (https://www.inextremiste.com) qui pourrait faire de Bergesserin son siège. Dans l’idée de transmission, Bergesserin pourrait ainsi devenir un lieu où vivent les “retraités” de cette compagnie, désireux de transmettre leur savoir aux autres. L’ancien sanatorium regrouperait alors des logements, des lieux de vie collective, des ateliers et des espaces de travail.

 

  •       Un projet pour la chaufferie du sanatorium

 Le sanatorium avait sa propre chaufferie.

Bonne nouvelle, semble-t-il, le bâtiment a récemment été racheté.

 Le site devrait devenir rapidement une brasserie, avec un lieu de vinification et de dégustation


 


·         Un parcours accrobranche nommé « Acro'Bath » installé depuis 2002, l'un des précurseurs en matière de parcours acrobatiques dans les arbres et en hauteur.

http://www.acrobath.com/


 


A Cluny, ce 3 septembre 2021

Etienne Moulron

Fondateur de la Maison de l’Humour

emoulron@gmail.com

06.75.48.31.86

 

 

 

 

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